Jeudi 13 septembre 2012

Avec l'iPhone 5 et les mises à jour d'iPod, Apple se repose sur ses acquis
  • 22/04
  • 2010
  • 12h14

Ludivine Lenoir

Développeur web

  • Auteur : iNaphrayoo

Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours ?
Contrairement à la plupart des développeurs, je n'ai pas été élevée au milieu des jeux vidéos et des ordinateurs. Mon premier ordinateur fut un Mac, acheté en 1998. C’est avec lui que j’ai découvert le monde merveilleux d’Internet et des ordinateurs Apple.


Suite à une période d'indécision dans mes études, je me suis finalement dirigée vers un contrat de qualification "Webmaster" sur un an (Paris). Ensuite, j'ai principalement travaillé en tant que freelance sur une période d’un an et demi, parfois entrecoupée de CDD dans de petites agences web à Bordeaux. A l'époque, je travaillais beaucoup avec Flash, mais après la sortie de l'ActionScript 3, je me suis réorientée vers l'intégration et le développement PHP.



Actuellement, je suis en poste depuis plus de 2 ans chez Altima, une agence interactive située à Roubaix. J'ai été recrutée pour ma polyvalence : j’ai des compétences à la fois en intégration et en développement PHP, et fais quelques fois des déclinaisons de maquettes sur Photoshop. J’ai débuté au pôle Joomla où j'ai travaillé pour les 3 Suisses, Calipage, Virgin Mobile... et depuis un an je suis au pôle Symfony où je travaille principalement sur des sites de leads (Gan, Groupama, Banque Accord…).

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Qu'est ce qui t'a amenée à ce métier ?
Une rencontre avec le monde d'Apple, puis une rencontre avec un webdesigner/développeur/flasheur, avec qui j'ai travaillé sur Cotillard.net. Ca m'a plu, j'ai continué. Ce que j’aime le plus dans ce métier c'est la diversité de ce que l'on peut faire selon ses talents et ses envies.

Quels sont tes outils de travail (matériel et logiciel) ?
Un PC sous Windows malheureusement, Adobe Photoshop pour le découpage et déclinaison de maquettes, NetBeans pour l'intégration et le PHP, SQLYog pour les bases de données, TortoiseSVN pour la gestion des fichiers, Firefox pour ses multiples plugins, IE 6/7/8 et autres navigateurs pour tester les compatibilités et enfin l’incontournable Outlook pour rester en contact.

Tu es à mi-chemin du webdesign et du webmastering, dans quelle discipline te sens-tu le plus à l'aise ?
Difficile à dire. Ce que j'aime c'est avoir un travail varié, donc j'adore jongler entre l'intégration, le développement et la déclinaison de maquettes. Il est vrai que si je n'avais à faire que des déclinaisons, cela me plairait assez, mais je crois que le développement me manquerait.

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Quand on pense développeur ou webmaster, on imagine forcément un homme. Peux-tu nous parler de la parité homme femme, de l'ambiance et de l'accueil reçu au cours de tes différents postes dans ce domaine ?
Il y a de la parité... En quelque sorte, la majorité des femmes font du webdesign et la majorité des hommes font du développement ;) 
Actuellement, chez Altima nous sommes une très faible minorité de femmes côté développement et intégration. Nous sommes 4 femmes pour un total d’une quarantaine de développeurs/intégrateurs. 
Je n'ai pas remarqué de réaction particulière face au fait que j'étais une femme sauf une fois : je me souviens avoir passé un entretien et avoir vu que mon nom avait été entouré en rouge sur ma lettre de motivation. Je me rappelle avoir eu quelques "blagues" de cet employeur, mais de manière amusée et sans mauvais esprit.



Disons qu'en évoluant dans un milieu masculin, il vaut mieux être ouverte d'esprit et ne pas s'offusquer dès que l'on entend des grossièretés. Et bien sûr ne pas s'attendre à parler chiffons avec son voisin de table... quoiqu'il puisse y avoir des surprises ;). 
Après chacun(e) a sa personalité, je ne me suis jamais réellement interrogée à ce sujet. Peut-être aussi parce que je n'ai jamais eu de mauvaises expériences, le web étant un milieu relativement jeune et ouvert d'esprit.

Apple force l'adoption de l'html 5 alors qu'il a fallu du temps à la majorité des sites pour s'adapter au XHTML et CSS 2. Concrètement, comment ce "forcing" est vécu ? Et quels sont les obstacles qui pourraient ralentir l'adoption massive de l'html 5 ?
Pour ma part, je ne ressens pas ce "forcing" car la plupart de nos clients font partie de ces entreprises utilisant toujours IE6 en interne, de même qu’une partie des internautes à qui sont destinés nos sites. Ceux-ci se doivent d’avoir le même rendu que la maquette, et ce quelque soit le navigateur, il en va de même pour les fonctionnalités.


Selon moi, IE6 est le principal obstacle à toute innovation, ainsi que toutes les mises à jour de ce navigateur, à un degré moindre. Beaucoup de grandes entreprises ont des parcs informatiques où les PC sont tous formatés à l'identique afin d'éviter virus et pannes, ce qui fait que les mises à jour de navigateurs et systèmes d'exploitation ont un coût et ne sont pas effectuées à chaque nouvelle mouture.


Il ne faut pas oublier qu’Internet Explorer est toujours leader sur le marché des navigateurs. Si l’on veut utiliser toutes les possibilités qu’offre le CSS 2, ou même se faire plaisir en CSS 3, il faut être conscient de ce que cela implique. Pouvoir se dire "Ok, ce site ne sera pas compatible à 100% avec IE mais j’en prends mon parti", ou bien créer des alternatives pour les possesseurs de IE.

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