Lundi 25 octobre 2010

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  • 05/06
  • 2010
  • 09h01

WWDC 2010

Des fuites et le nouveau comportement d'Apple

  • Auteur : Chocolate Thunder

Steve Jobs a prévenu, cette année sera consacrée au développement d'iPhone OS. Et on a pas fini d'en bouffer. Petit tour d'horizon avant lundi soir où je vous retranscrirai la keynote.

05062010-090502.pngL'iPad l'incontournable voir lobotomisant. le nouveau bébé d'Apple est la seconde brique chaude jetée dans la marre des concurrents déjà échaudés par l'iPhone. Magique selon Steve Jobs, un frein à la créativité selon Mozilla et bien d'autres. Apple réussit à fédérer toute la communauté technophile tout en lui donnant des frissons sur le trop fort contrôle imposé à ses utilisateurs.

Tout comme l'iPhone, l'iPad était une arlésienne. L'idée qu'Apple construise une tablette, pouvait pousser un geek à allumer un cierge dans l'église la plus proche, pour que le miracle se réalise. Mais quand le tout puissant qui répond aux mails de n'importe qui (il a confirmé) présenta sa tablette, les plus technophiles d'entre nous ont été refroidis par le prix de l'appareil, des forfaits exorbitants et par dessus tout, le contrôle légendaire d'Apple qui a été poussé à son maximum. Débranchez vos cerveaux et faites exactement comment Apple vous dit de faire, autrement c'est pas possible.

En effet, le monde entier est unanime face à l'excellence que représente l'iPad à tous niveaux. Apple a mis une rouste à toutes les tablettes du marché. Comme avec l'iPhone la concurrence mettra un temps fou à proposer une réelle alternative, tant le concept et l'ergonomie de l'iPad paraissent naturels.
L'iPad ressemble plus à un ordinateur qu'à un gadget très mobile, comme l'explique Tristant Nitot, président de Mozilla Europe. Dans l'interview qu'il donne à Mac4Ever, il explique que l'iPad est doté de tout ce qu'un ordinateur digne de ce nom doit avoir, seul sa politique d'utilisation diffère. Il fustige, très justement, la main mise d'Apple sur le type de médias que les utilisateurs d'iPhone OS doivent consommer.

Avec 2 milions d'iPads vendus en très peu de temps, beaucoup sont apparemment prêts à se faire dicter leurs principes moraux pour la simple et bonne raison qu'une boite très à la mode crée de très bons systèmes techniques et économiques.
Là est le dilemme de l'iPad, ce dernier est la première pierre d'un nouvel édifice, une nouvelle génération d'ordinateurs mais au contenu moralement contrôlé par Apple qui maitrise entièrement le matériel, le logiciel, la vente et surtout la façon dont vous pouvez l'utilisez.

En parlant de contenu, la tablette pommée est considérée comme le sauveur de la presse. C'est sûr, vendre au même prix, voir plus chère, la version numérique scannée tirée de la version papier ne sauvera pas la presse, mais la coulera définitivement.
Premièrement : les coûts de production, pour une version numérique ne sont pas les mêmes qu'une version papier. Alors que la version papier, doit être calibrée, relue, éditée, fabriquée, imprimée, puis distribuée, la version numérique n'est qu'un fichier ou un dossier à mettre à disposition sur internet et qui sera répliqué autant de fois que le client cliquera pour l'obtenir.

Il y a encore un détail qui a son importance et qu'il faut prendre en compte dans la différence entre les écrits papiers et numériques. Sur le papier, il existe un art de la rédaction, de la typographie, de la césure, de la qualité du papier... Le numérique se passe radicalement de cet art. Du simple point virgule jusqu'à la phrase, tout est assemblé mathématiquement, il est difficile d'atteindre le niveau artistique d'une création papier pour le numérique.
Pour qu'un contenu de lecture numérique provoque le même sentiment de qualité que sur le papier, ce dernier doit faire l'objet d'une réelle réflexion sur son adaptation numérique voir d'une re-création complète pour mieux s'adapter à son support.

L'iPhone : les fuites se sont succédées comme jamais. Mieux, ce sont des épisodes à suite dignes de Santa Barbara qui ont rythmé ce possible, hypothétique, futur, iPhone HD ou 4G, volé ou trouvé dans un bar alors qu'un employé d'Apple se torchait la gueule après une journée arracente. Certainement moins que celles des ouvriers à l'autre bout de la planète qui fabriquent à s'en suicider, ces objets frappés d'une pomme alors qu'il ont une piscine et un cinéma, dixit Steeve Jobs.



Flash et HTML 5 la bataille de lobbying d'Apple. Comment imposer une nouvelle technologie ? En mettant en avant la sienne tout en précisant qu'il faut utiliser ses solutions pour qu'elle fonctionnent. Forcément les concurrents n'ont pas eu le temps d'implémenter correctement cette nouvelle technologie.

Pour appuyer son lobby, il faut taper sur le plus fort, qui est le plus utilisé, sur toutes les plates-formes sans concessions ? Flash. Sauf que Flash a apparemment des lacunes. Vous savez ces petites brèches dans lesquelles Apple adore se faufiler pour y balancer ses pépins. Et bien voilà, Flash, cette superbe technologie qui permet de faire de animations très poussées, des sites de malade et tout récemment des applications puissantes, se fait mettre... au coin par l'entreprise la plus hip du moment.

Mais il y a un problème dans cette croisade contre Flash. Apple oublie que dans le cyber espace il y a ceux qui sont ultra tendance, qui utilisent des technologies toutes neuves pour se la péter mais qui restent dans leur coin parce que tout le monde ne peut pas les utiliser. D'autres, qui essayent, tant bien que mal de satisfaire les plus tendance et ceux qui sont restés à l'âge de pierre. Pour finir, il y a les cromagnons, ceux qui utilisent encore du code boueux avec du silex.

Mais qui décide au final de quelle technologie va être plus utilisée qu'une autre ? C'est monsieur facteur économique. Les plus gros acteurs du net ne peuvent pas zapper une technologie du jour au lendemain pour la simple et bonne raison qu'il faut tout réadapter. N'est pas Apple qui veut. Quand un site utilise que des vidéos en flash et des pages en xhtml voir html, le tout sur des architectures encore plus fermées que celles d'Apple, forcément ça réfléchit à 2 fois avant de migrer tout un contenu qui rapporte de l'argent vers une technologie toute nouvelle qui n'a pas encore fait ses preuves.

Domage qu'on ne puisse pas suivre les magnifiques sites en flash répertoriés par TheFWA ou Beautifully Webdesign sur iPhone OS. Fini les beaux sites en flash, de toute façon aujourd'hui les designers utilisent uniquement du CSS3, de l'HTML5 et font tous du design à la Apple. C'est comme ça, c'est vous qui l'avez voulu.

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